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 Angèle Simoneau (directrice)

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AuteurMessage
Angèle Simoneau
Fondatrice de St-Martyr
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Messages : 95
Date d'inscription : 12/11/2013

MessageSujet: Angèle Simoneau (directrice)   Mar 21 Jan - 4:21

Angèle Simoneau
ft. Kate Beckinsale


Lieu de naissance : Saint-Trailouin
Nationalité(s) : Québécoise
Âge : 37 ans en apparence
Groupe : Membre du personnel
Statut matrimonial : Célibataire
Orientation sexuelle : Hérérosexuelle
Poste à St-Martyr : Fondatrice et directrice depuis toujours.


Ce qu'il faut savoir sur moi


Je suis quelqu'un de très fier : jamais on ne me verra publiquement mal vêtue ou me comportant mal. Évidemment, dans mes appartements, je me laisse aller à laisser voir mes vraies couleurs : je suis blasée, épuisée par le temps que j'ai passé dans cet établissement et écrasée par le temps qu'il me reste. Je suis quelque peu ironique, je peux même avoir l'air arrogante ou déplaisante, c'est parfois le cas. Si je me fais un devoir de protéger cet endroit et les gens qui y passent, il m'arrive tout de même parfois de ne plus voir pourquoi je le fais, et de perdre espoir et de me montrer cynique par le fait même. À quoi bon tout ça ? J'entretiens des relations assez limitées avec mes employés ainsi qu'avec mes étudiants. Je prends place aux réunions, il m'arrive même d'enseigner lorsque le personnel vient à manquer, ou d'assister à des cours pour passer le temps. Je ne suis plus la directrice que je rêvais d'être et je le regrette, mais à l'âge que j'ai, je devrais être à la retraite. Alors pardonnez-moi mes manquements au devoir et mon air ennuyé ou absent quand vous vous adressez à moi.

Physiquement, comme je l'ai dit, je suis toujours bien vêtue. Vous ne me verrez jamais en pantalons. J'aime les vêtements féminins qui ont du style et qui rappellent un peu l'époque de ma jeunesse. Je passe énormément de temps sur Internet, à acheter un million de choses. Mes appartements sont encombrés de meubles anciens, de bijoux, de vêtements hors de prix. Je privilégie généralement les couleurs foncées : noirs, gris, bleus, verts profonds. Vous me verrez très souvent accompagnée d'un chien qui ne me quitte pour ainsi dire jamais : ce chien, c'est la forme que prend Elias lorsqu'il n'est pas seul avec moi. Un énorme molosse noir à la gueule impressionnante.

Mon histoire


Je suis née en 1943. Ce qui me ferait aujourd’hui 71 ans, si l’envie me prenait de compter les années. Mais je ne compte plus les années : elles paraissent encore plus longues quand on s’y attarde. Mon père, Charles-Émile Simoneau, ancien maire de Saint-Trailouin, responsable de l’ouverture de la mine de fer et ainsi de la création de centaines d’emploi dans notre petite ville qui ont redressé notre économie, avait tout d’un entrepreneur. Il n’est pas étonnant que cette passion pour les projets grandioses se soit retrouvée également chez sa fille. J’ai grandi dans le village, mais comme tous ceux qui ont un peu plus d’ambitions que les autres, j’ai dû faire mes études à l’extérieur, dans la grande ville, à Montréal.

Vous voyez, à l’époque, à Saint-Trailouin, il y avait la petite école, une école secondaire peu fréquentée, et c’était tout. Si on voulait pousser plus ses études, il fallait sortir, se dépayser. Et c’est une chose que j’ai regrettée tout au long de mes études : le fait d’être loin de chez moi, loin des miens. Je nourrissais, durant mes études, le rêve d’ouvrir une université à Saint-Trailouin. Mais le projet était trop ambitieux : la plupart des habitants ne finissaient pas même leur secondaire. C’est pourquoi lors de l’ouverture des premiers CEGEPs, dans les années 60, l’opportunité s’est offerte. C’était plus accessible qu’une université, plus attrayant également pour des gens de villages, qui souhaitent entrer sur le marché du travail rapidement, sans perdre trop de temps derrière les bancs d’école. Alors je suis rentrée chez moi avec cette lubie en tête. J’en parlai à mon père.

À cette période de sa vie, mon père s’était fait anxieux. Il prenait de l’âge, sa jeunesse était derrière lui, et même si sa carrière allait bon train et qu’on l’aimait toujours autant par chez nous, il perdait de son lustre, de son éclat. Mon projet parut lui remettre du cœur au ventre et, à ma plus grande surprise – et mon plus grand bonheur – il s’est même proposé pour financer le projet au complet. À une condition : il voulait choisir l’emplacement lui-même. À sa guise, ai-je pensé. Si je n’ai pas un sou à verser, je n’ai pas de quoi me plaindre. La conception et la construction de l’établissement s’est donc mise en branle, dix ans avant la date officielle de l’ouverture. Un chantier long, vous me direz. Mais c’est que la construction ne se fit pas sans incident. Même, ils furent nombreux à ralentir les travaux. Mais on finit par y arriver et à y poser la dernière pierre.

Mon père n’était pas présent au jour de l’inauguration. Il s’est absenté de Saint-Trailouin avant la fin des travaux et, à ce jour, je n’ai jamais eu de nouvelles de lui. Il pourrait bien être mort, ou s’éteignant lentement dans un hospice que je n’en saurais rien. Ma mère est morte d’attendre. Et si mes jours se comptaient comme tout le monde, je crois que je n’aurais pas de nouvelles avant de m’éteindre.

J’ai donc coupé le ruban toute seule. Accueilli les futurs professeurs qui commenceraient quelques jours plus tard, en septembre, et que j’avais choisis avec soin, seule. Fêté la réussite de mon projet, seule. Je voulais être la dernière à quitter les lieux. Pendant une heure, je voulais être seule dans mon CEGEP. En arpenter les couloirs, savourer cet aboutissement. C’est quand j’ai voulu partir que les choses ont basculé pour moi : je ne pouvais pas sortir. La porte principale ? Infranchissable. Les autres sorties, également. Je n’étais même pas capable de sortir sur le toit – à l’époque le CEGEP n’avait qu’un étage. Une barrière invisible m’en empêchait. Et j’ai commencé à voir que mon rêve n’était pas aussi reluisant que je l’espérais.

L’odeur de peinture fraîche faisait soudain place à une odeur comme feinte, mais présente, de quelque chose d’indéfinissable, de désagréable à humer. L’éclairage du hall et des couloirs me paraissait soudain sinistre, inquiétant. Je courais comme une bête affolée d’une porte à l’autre, espérant à chaque fois que je réussirais à sortir. À bout de souffle d’avoir tant couru et crié, je me souviens m’être affalée au sol au beau milieu du hall. Et c’est là que je l’ai vu. Elias.

Il marchait vers moi, lentement, un sourire vague aux lèvres : je m’en souviendrai toujours. Si je finis par mourir, c’est probablement la dernière chose que je verrai, quand je regarderai le film de ma vie. Il s’est penché vers moi, a pris mon menton dans sa main et a murmuré ces simples mots : « Je ne suis même pas déçu. »

Dans les années qui suivirent, Elias m’expliqua bon nombre de choses. Il faut dire que le temps nous était infini, et nos discussions, aussi nombreuses que variées. Il m’a appris que la fortune de mon père ne s’était pas bâtie à la sueur de son front : tout n’avait été accompli qu’avec l’aide de divers démons. Sa victoire à la mairie : démon. La mine de fer, encore l’œuvre d’un démon : elle est infinie. Ma propre conception – mon père était apparemment infertile – était cette fois l’œuvre d’Elias lui-même. Il avait évidemment promis son âme à tous ses bienfaiteurs mais, plus il vieillissait, plus il craignait l’heure du paiement : ce qui expliquait son manque d’entrain des dernières années, et son enthousiasme pour mon projet de CEGEP. L’emplacement qu’il avait choisi n’était pas aléatoire du tout : il se trouvait sur l’emplacement exacte d’une porte infernale, qui s’était chaque fois ouverte pour laisser passer ses démons, et qui pouvait s’ouvrir encore. Il fit, par je ne sais trop quelle magie, de mon établissement, une prison démoniaque, qui visait à fermer cette porte ou au moins, emprisonner les démons à l’intérieur s’ils venaient à sortir. Son âme, ainsi, se trouvait à l’abri si personne ne pouvait venir réclamer le paiement. Elias m’expliqua que la cause des divers incidents qui avaient ralentit la construction de St-Martyr étaient également d’origine démoniaque, quand on avait compris les plans de mon père en Enfer. Et quand la pierre finale avait été apportée à l’édifice, Elias s’était déjà libéré, mais savait qu’il demeurerait prisonnier de l’enceinte. Il avait l’intention de piéger mon père à l’intérieur avec lui, pour prendre paiement. Mais mon père ayant pris la fuite, ce fut moi qui me retrouvai prise dans ses filets.

Beaucoup de femmes pourraient m’envier mon état : je ne vieillis pas. Mais à quel prix ? Ne pouvoir regarder la lumière du jour que par des fenêtres. Ne pouvoir arpenter toujours que les mêmes couloirs. Et je ne peux pas mourir : j’ai essayé plusieurs fois mais, chaque fois, Elias s’assure que je ne sois jamais partie bien longtemps. Quelques secondes, quelques minutes de répit. Les seules choses qui changent, au fil des années, sont le personnel et les étudiants. Mon équipe de rêve, dès les premiers évènements étranges, s’est fait la malle. Plus les années filaient, et plus il devenait difficile de trouver des gens voulant enseigner ici. De même pour les étudiants hors de Saint-Trailouin. Mes standards n’eurent pas le choix de baisser : pour garder l’établissement en vie, il fallait attraper tout ce qui passait entre les mailles des autres établissements, et même de la loi, parfois. Le CEGEP s’est agrandi, en étages, même si ceux-ci ne sont pour l’instant pas très remplis. Mais ça me fait d’autres couloirs à arpenter.

Qu’ai-je appris également avec le temps ? Elias n’est pas si mauvais qu’il aimerait me le faire à croire. Oui, il se moque bien du sort des humains, mais quand il ne s’applique pas à me rendre la vie impossible, il veille avec moi à que la porte infernale demeure bien fermée. Ses raisons sont égoïstes : il n’est apparemment pas un démon des plus puissants et ne s’entend pas bien avec tout le monde de l’autre côté, ainsi il ne serait pas à son avantage que des ennemis puissants à lui ne s’échappent. Ce qui me convient, en un sens. St-Martyr ne saurait être plus damné qu’il ne l’est déjà, enfin j’ose le croire.

Et le joueur dans tout ça ?


Pseudo : Armie
Prénom : Anne-Sophie
Âge : 23 ans
Pays : Québec
Tes passions : Rp, la littérature, la cuisine, les suppléments sur les dvds. (oui oui, c'est même obsessif)
Ta présence : 6/7 jours (je passe tous les jours mais je me garde une journée pour les imprévus, je ne serai jamais longue à répondre à vos messages)
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Qu'as-tu trouvé au pied de l'arc-en-ciel ? Le silence.
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